Trilobite par courtoisie par Les Morichettes and CO

Chers Amis, Chers Spectateurs,

Voici enfin venue l’annonce du premier spectacle qui se jouera à l’Annexe du train de vie!
Tribolite par Courtoisie est un spectacle de danse proposé par Les Morichettes and CO, le vendredi 7 octobre 2016.

Vous pourrez y découvrir un spectacle de danse impro.
Vous pouvez lire ci-dessous un petit descriptif et un petit historique de ce qu’est la danse impro.

Plus d’informations viendront prochainement,

À très bientôt,

L’équipe de l’Annexe.

L’improvisation vue du dedans.

On sait quand ça commence, on ne sait pas quand ça va finir.
On sait comment ça commence, on ne sait pas comment ça va continuer.
On ne sait pas grand chose à part qu’on est là. Ou qu’on est ici, selon. Et qu’on sera dans d’autres ici à d’autres moments.
On sait qu’il y a d’autres gens qui sont venus parce qu’ils savent qu’on est là, mais ce qu’on va devenir ils ne savent pas non plus, et même parfois ils ne savent pas qu’ils ne savent pas, voire ils croient qu’il devraient savoir. Mais au fond, sans le savoir ils savent.
On est là-bas et on est haut au bas mot. On existe qu’on croit, on pense qu’on le sent. On sent qu’on existe parce que ça bouge. On le fait savoir aux autres gens qui existent à côté tout près.
On fait mine de bouger parce qu’on existe, mais même si on n’ existait pas, peut-être qu’on bougerait.
Puisqu’on bouge, on parle, bien entendu par quelqu’un, mais on ne sait pas ce qu’on dit tant qu’on ne l’a pas bien écouté.
Bref, au final, on sait qu’on fait, mais ce qu’on a fait on le sait une fois fait. C’est de la procréation chorégraphique, ni plus ni moins. C’est seulement une fois que c’est sorti que ça crie son nom de chose mouvante.

Histoire improvisée de l’improvisation.

De tout temps, les femmes et les hommes ont bougé et dansé en improvisant. Un jour, Louis XIV a décidé que la danse devait être codifiée pour lui permettre de toujours avoir la place au milieu de la scène, parce qu’il pensait qu’il était le plus fort et le plus beau.

3 siècles plus tard, des américains des années 70 inspirés par les champignons de John Cage, ont voulu réinventer le mouvement libéré des codes. Ils ont plus ou moins bien réussi dans le non-code, mais ils ont fait plein d’expérimentations bizarres, notamment au sein de groupes comme le Judson Dance Theater, le Grand Union… ils ont même parfois mis au point des techniques d’improvisation comme Steve Paxton avec le contact improvisation, ou Simone Forti avec le Logomotion.

La différence et les rapports composition / improvisation en danse sont compliqués : certains chorégraphes se servent de l’improvisation uniquement comme matériau de composition, d’autres rejettent le mot improvisation, comme si c’était une maladie honteuse, à cause de tous les clichés qui y sont associés : l’improvisation serait du grand n’importe quoi, que n’importe qui pourrait faire n’importe comment. Ce qui à notre avis est vrai, mais très loin d’être facile.

Il existe un certain nombre de danseurs / chorégraphes, qui défendent l’improvisation comme une forme d’art en soi : Andrew Morrish, Rosalind Crisp, Al Wunder, Simone Forti, Julyan Hamilton, Katie Duck, Martin Sonderkamp, Ruth Zaporah, Peter Trottman, Michael Schumacher…. La diversité et la qualité de leurs approches, de leurs esthétiques et de leurs pédagogies, montre bien que l’improvisation est une discipline à part entière, qui mérite du temps, du travail et de l’attention.

About the Author: l'Annexe du train de vie

Leave A Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *